Biosécurité et précautions en application des instructions de la DGAL


L’élevage est bien une activité essentielle à la nation. Nous devons tout faire pour la servir. Ceci doit cependant se faire sans concourir à la diffusion du virus COVID-19.

  1. Les contrôles d’achats avant-vente ou après-vente font bien partie des actes prioritaires car nous devons éviter la circulation des maladies animales.La prophylaxie peut être décalée. Il s’agit de vérifier l’état sanitaire d’un cheptel une fois par an. Elle devra être entièrement réalisée, une fois que les conditions le permettront. La date de fin de campagne sera d’ailleurs repoussée.

  2. Les vétérinaires, dans l’exercice de leur métier :

  • Ne doivent pas risquer de contaminer,

  • Ne doivent pas risquer d’être contaminés,

  • Ne doivent pas cautionner que des regroupements d’éleveurs concourent à la diffusion du COVID-19,

  • Ne doivent pas être blessés, ni les éleveurs, car personne ne doit finir aux urgences, potentiellement à risque.

Nous proposons donc le comportement suivant :

  • Si un vétérinaire est appelé pour un acte urgent, que cet acte ne lui fait courir aucun risque, de même qu’à l’éleveur, cet acte doit être fait.

  • Si un vétérinaire est appelé pour un acte et n’est pas surchargé de travail, que cet acte ne lui fait courir aucun risque, de même qu’à l’éleveur, cet acte doit être fait.

  • Si un vétérinaire est appelé pour un acte urgent, que cet acte ne lui fait courir aucun risque, de même qu’à l’éleveur, cet acte doit être fait.

  • Si un vétérinaire est appelé pour un acte, quelle qu’en soit l’urgence, et que l’éleveur ne peut assurer la contention suffisante pour que le vétérinaire travaille à bonne distance et en sécurité, ou que la contention implique des regroupements de personnes, ou que la contention implique un contact trop rapproché entre le vétérinaire et l’éleveur, l’acte doit être repoussé.

Bonnes pratiques de biosécurité :

  • Animal déjà pris dans la contention avant l’arrivée du vétérinaire (à organiser en amont par téléphone),

  • Idéalement un seul éleveur en présence du vétérinaire,

  • Respect de distances de sécurité respectables entre personnes et envers le véhicule du vétérinaire,

  • Port des équipements de protection (masque et gants) s’ils sont disponibles,

  • Mise à disposition d’eau et de savon pour lavage des mains et des bottes.

Les conséquences, y compris si le vétérinaire estime que les règles de biosécurité ne sont pas suffisantes, seront les suivantes :

  • Les prophylaxies devront être réalisées dès que possible, mais il est fort probable que la date de fin de campagne soit aménagée.

  • Les contrôles d’achat non réalisés donneront bien lieu à des avertissements puis des suspensions de qualification. Il est en effet primordial de maîtriser les échanges depuis des cheptels où les contrôles d’achats n’ont pas été réalisés.

Nous appelons éleveurs et vétérinaires à la plus grande solidarité, et à faire preuve d’un comportement responsable et bienveillant dans cette période.