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            Groupement de Défense Sanitaire

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L’entérotoxémie des bovins

 

   Les causes de mortalité brutale sont nombreuses chez les bovins et les éleveurs ont souvent tendance à attribuer un peu rapidement les morts subites à l’entérotoxémie.

   Il faut savoir que les bovins hébergent dans leur tube digestif, une grande quantité et une grande variété de bactéries, au nombre duquel figurent Clostridium perfringens et Clostridium sordelli.

   Leur présence en quantité « raisonnable » (de 10.000 à 100.000 bactéries par ml de contenu intestinal) ne pose aucun problème. D’ailleurs, Clostridium perfringens se retrouve dans le tube digestif de toutes les espèces animales, y compris l’Homme.

   Par contre si l’équilibre de la flore intestinale est perturbé suite à une modification brutale de la ration en quantité ou en qualité, à un déficit d’abreuvement, à un stress (changement de lot,…), Clostridium perfringens (et parfois Clostridium sordelli) se multiplie extrêmement rapidement jusqu’à atteindre des concentrations de plus de 10 millions de bactéries par ml (100 fois la concentration initiale). Parallèlement à cette croissance de leur population, les clostridies secrètent des toxines.

   Ces toxines sont absorbées par la muqueuse intestinale et se retrouvent dans la circulation sanguine. Elles atteignent ainsi l’ensemble des organes, au premier rang duquel le foie et les reins. C’est l’action des toxines qui explique la mort de l’animal et les lésions observées à l’autopsie.

   C’est pourquoi la prévention médicale consiste à vacciner les bovins contre les toxines et non contre les Clostridium.

   Les toxines secrétées peuvent être de différentes sortes (alpha, bêta, epsilon…).

   L’animal étant le plus souvent trouvé mort, le diagnostic repose sur l’autopsie. Celle-ci doit être réalisée le plus rapidement possible après la mort, à cause de la putréfaction du cadavre (surtout l’été !). Les contraintes du ramassage par les services de l’équarrissage font que ces délais sont souvent dépassés. Il est donc préférable de convoyer l’animal au laboratoire vétérinaire départemental.

   Quand l’autopsie ne permet pas de conclure avec certitude, il faut alors procéder au dénombrement des clostridies sur un prélèvement de contenu intestinal. Il est important que ce prélèvement soit réalisé dans les 3 heures maximum suivant la mort de l’animal et conservé au froid (+4 °C) jusqu’à l’analyse, car les clostridies se multiplient rapidement dans l’intestin des animaux morts : une numération élevée est alors ininterprétable.

   Le laboratoire pourra également typer les toxines ce qui permettra de vérifier ainsi que le vaccin utilisé (s’il y en a eu un) est bien adapté à l’exploitation.

  La prévention de l’entérotoxémie repose sur la maîtrise des facteurs de risque (alimentation,…) et la vaccination. Plusieurs vaccins sont actuellement disponibles : coglavax, tasvax-8, miloxan, coglamune, covexin 10 et bravoxin 10. Leurs compositions présentent quelques différences ; Votre vétérinaire vous aidera à choisir.

   Quels animaux vacciner ? En priorité, les jeunes bovins de race allaitante (car les plus exposés aux stress : sevrage, allottement,…) et les animaux d’engraissement (car alimentés avec des rations hyper-énergétiques). Le protocole de vaccination consiste en 2 injections espacées d’un mois (primo-vaccination) et d’un rappel annuel.

   Dans certains élevages, les clostridies sont à l’origine de diarrhées néo-natales, associées le plus souvent aux colibacilles, aux cryptosporidies et au rotavirus. On peut alors vacciner les mères en fin de gestation afin de faire bénéficier le veau de la protection dès la naissance par l’ingestion du colostrum.[1]

   Le G.D.S. a choisi de ne pas couvrir les pertes animales dues à l’entérotoxémie pour 2 raisons :

  • Le rôle primordial de l’alimentation et de la conduite d’élevage dans la survenue des épisodes,

  • L’existence de vaccins efficaces[2] et peu coûteux.

Bibliographie

L’entérotoxémie en élevage bovin. Christophe Manteca (Bulletin des GTV n°42, décembre 2007)

Cattle enterotoxaemia and Clostridium perfringens : description, diagnosis an prophylaxis. M.Lebrun, JG.Mainil, A.Linden (Veterinary Record, Juillet 2010)



[1] Sous réserve que le colostrum soit de bonne qualité et que le veau y ait accès le plus tôt possible (objectif = 10% de son poids dans les 24 premières heures de vie)

[2] Sauf parfois, en cas d’une énorme erreur d’élevage.

 



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